Côte d'Ivoire : Mamadou Ben Soumahoro n'est plus

le "Waraba" est mort
En malinké, on dira que "Waraba" est mort. "Waraba", c'est bien évidemment le surnom de Mamadou Ben Soumahoro. Journaliste et politicien ivoirien, il a tiré sa révérence ce lundi d'une crise cardiaque à Accra au Ghana, où il s'est installé depuis la fin de la crise postélectorale de 2011.

le  décès de Mamadou Ben Soumahoro a été annoncé par ses enfants Daniel Viot et Lala Meïta Soumahoro.

Son professionnalisme, sa rigueur et l'exigence de vérité, ont fait de lui une grande figure du journalisme dans les années 1970, et lui ont valu une nomination comme directeur de la Radio-télévision d'Etat RTI) dans les années 1980.

Ancien député (2000-2011), Ben Soumahoro a milité tour à tour au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, ex-parti unique), au Rassemblement des républicains (RDR) d’Alassane Ouattara dont il fut le porte-parole (1995-1997) et au Front populaire ivoirien (FPI de Laurent Gbagbo).

Très proche de Laurent Gbagbo, président de la Côte d’Ivoire de 2000 à 2010, il était également surnommé "Waraba" -le lion en malinké-, pour ses critiques contre la France que le camp Gbagbo a souvent accusé d’avoir joué un rôle dans la crise postéléctorale ivoirienne.

Mamadou Ben Soumahoro a joué un rôle dominant dans le jeu politique en Côte d’Ivoire ces dernières années. Si ses positions sans concession lui valurent l’aversion des pro-Ado, l’ancien député de Bako était une véritable star chez les pro-Gbagbo. Ce dernier ayant perdu le pouvoir un 11 avril, c’est tout naturellement que la mort de Waraba ce jour anniversaire de cette chute, non encore digérée par certains, prend une importance particulière.


Cette fois, Ben Soumahoro Mamadou est bien décédé contrairement à la précédente rumeur sur sa mort qu’il avait dû démentir lui-même. L’homme au verbe fort de la politique ivoirienne avait cependant avoué avoir été victime d’un accident cérébral et sauvé de justesse par son épouse qui venait lui annoncer la visite d’un de ses amis. Depuis, des informations contradictoires se sont entrechoquées sur son état de santé. Si d’autre l’espéraient totalement remis de la maladie, certains craignaient pour sa vie puisqu’ils l’annonçaient paralysé et sans réels moyens pour se soigner convenablement.

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