Pourquoi Wadagni dérange
Dans la perspective d’un hypothétique remaniement
ministériel, Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des finances est au
cœur de la polémique entretenue par ses
détracteurs pour lui saper le moral. La
raison, le mystérieux ministre dérange.
C’est curieux comme le jeune Romuald Wadagni est au cœur des
préoccupations de certaines chapelles politiques et de certains milieux d’affaires.
Qu’est-ce qu’on ne lui a pas encore collé ces derniers jours ? Des montages les
plus ignobles aux suggestions les plus fantaisistes, en passant par les
calomnies les plus avariées, l’ancien de chez Deloitte fixe les attentions. Le
timing des attaques portées contre lui trahit aisément la motivation de leurs
auteurs : obtenir qu’il soit débarqué du gouvernement ou, à tout le moins, que
le chef de l’Etat lui change de portefeuille. Et même si on est en politique,
l’on devrait pouvoir faire économie de certaines habitudes nauséeuses, celles
consistant notamment à s’en prendre méchamment aux personnes, à détruire leur
réputation et leur carrière.
Un homme racé
Romuald Wadagni, que beaucoup ne connaissaient pas vraiment
ici avant son entrée au gouvernement, a fait ses preuves depuis lors. Ce
faisant, il a suffisamment démontré qu’il n’avait pas usurpé sa place dans ce
cabinet international qui l’employait et dont il était devenu, avant de rentrer
au pays pour servir au gouvernement, un des principaux acteurs.
Voilà un ministre des Finances qui n’a d’yeux que pour le
travail qu’on lui a confié. Sobre et plutôt effacé, il est réputé rigoureux. Il
refuse toute compromission, et c’est ce qui fait sa crédibilité. Ses
collaborateurs témoignent qu’il ne badine pas avec son travail. En clair, il ne
transige pas là où il ne faut pas. Il ne cherche pas non plus à nuire. Pour
lui, il faut appliquer les textes et préserver les intérêts de l’Etat, c’est le
contenu de la mission à lui confiée. Que par cette conduite il s’attire
l’inimitié de certains, qui décident de salir sa réputation ou de le tuer
politiquement, c’est vite arrivé. Pour ceux-là, Wadagni est intraitable dans la
mise en œuvre des réformes et cela ne leur convient pas. Il faut en finir. En
jetant ainsi l’opprobre sur lui, ils espèrent certainement le fâcher avec le
chef de l’Etat, ou le décourager pour qu’il jette l’éponge.
Enfin, dans leur vil dessein, les apôtres de la déchéance de
Wadagni vont jusqu’à le trouver dans des conflits d’intérêt au profit de sa
sœur et de son père. Ils ignorent que, par mesure de prudence, devenu ministre
des Finances, il a fait démissionner sa sœur de chez Deloitte.
Quid du père ?
Que Nestor Wadagni,
admis à la retraite, crée sa société de consultation, c’est son droit. Et il
l’a fait bien avant même l’arrivée au pouvoir de Patrice Talon. Quand on va
jusqu’à soutenir que son fils lui attribue un marché, le peu d’intelligence
dont les auteurs de ces affirmations peuvent nous créditer recommande que nous
leur demandions de nous fournir au moins les références dudit marché. Car il
est trop facile de se cacher sur les réseaux sociaux, ou sous des pseudonymes
dans des journaux de service, pour affirmer sans aucune enquête, des choses qui
n’existent pas. Et dire que si le ministre ou les personnes injustement citées
décidaient de poursuivre les auteurs de ces méchancetés devant les tribunaux,
les mêmes viendront crier à la chasse aux sorcières, à l’acharnement, etc,.

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