Face aux attaques terroristes contre les hôtels : Le Bénin doit protéger ses arrières
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| Le Bénin peut s'éviter une telle image |
La double fusillade du Splendid hôtel et du restaurant-bar
Cappuccino au Burkina Faso, après celle du Radison blu il y a quelques mois au Mali,
prouve à suffisance le déficit sécuritaire des hôtels dans les capitales
africaines. A l’heure de l’extrémisme religieux violent, le Bénin doit prendre
les mesures idoines pour ne pas subir les mêmes tragédies.
C’est de la lapalissade, que les grands hôtels de Cotonou
sont peu sécurisés. Il est loisible à tout venant d’y entrer et d’en sortir, à volonté,
sans le moindre contrôle. Or, depuis la double fusillade du Splendid hôtel et
du restaurant-bar Cappuccino à Ouagadougou, les inquiétudes se font de plus en
plus récurrentes dans les capitales africaines. On se demande à raison, quelle
capitale sera la prochaine cible des terroristes. A la vérité, il serait naïf
d’imaginer que le regain de violence en Afrique de l’Ouest pourrait s’arrêter
aux frontières du Mali et du Burkina Faso. A l’analyse, Aqmi frappe les pays de
l’Afrique de l’Ouest alignés sur la France dans sa position de lutte contre le
terrorisme. Le Bénin s’étant engagé dans
la guerre contre le terrorisme doit à
tout prix sécuriser ses frontières afin de garantir à ses citoyens la sécurité
intérieure. L’hyper activité de Boni
Yayi dans la lutte contre le terrorisme doit également faire craindre au Bénin
des représailles. Dans la journée d’hier par exemple, Boni Yayi est le premier
président africain à se rendre à Ouagadougou pour dire sa proximité au peuple
burkinabé. Le discours du premier d’entre les Béninois a été martial. De ce
point de vue, le pays doit sérieusement surveiller ses arrières avant de se
lancer dans la lutte contre cette guerre asymétrique. Déjà, le Niger donne l’exemple
en la matière. Apprend-on, la sécurité est renforcée devant les hôtes et les
autres lieux de grands rassemblement au Niger. Le Bénin n’a pas mieux à faire.

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